Soyez gourmands !

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Comment dire non à une histoire d’amour parsemée d’un fantôme pour le frisson et de chocolat pour le réconfort ?

L’histoire de Jeanne, cette jeune libraire, tombant amoureuse de Samuel, le chocolatier d’à côté est simple mais d’une grand justesse. Avec le récit de l’amour perdu de Victor, le fantôme, s’entremêlant dans celle de Jeanne, nous sommes touchés par l’évocation des difficultés de dévoiler ses sentiments.

Marie-Josée Bastien a trouvé les mots justes afin de ne pas être trop mièvre. Le texte étant pour le jeune public (8-12ans), il est certain que nous tombons parfois dans caricature mais justifiée. D’ailleurs, cela vaut aussi pour le jeux des comédiens. Marie-France Desanleau, Marie-Claude Giroux, Nicolas Letourneau et Stephan Allard ont un beau jeu choral. Leur écoute permet une chorégraphie de mouvements perpétuels qui rythme la parole et donne un petit humour absurde à la pièce. Ces changements rapides se retrouvent aussi les différents tons de jeux qui colorent les niveaux de langages. Nicolas Letourneau assure en grande majorité ces jongleries puisque c’est lui qui passe, par exemple, du chocolatier timide au preux chevalier à prendre au deuxième voire troisième degré dans le rêve de Jeanne. Parfois un peu trop caricatural (mais parce que nous ne pouvons y échapper avec le public-cible), la direction d’acteurs semble avoir pris le parti de croire en l’intelligence des jeunes. Merci pour cette initiative. Merci de leur faire confiance et ne pas leur souligner plusieurs fois les flash-back ou les rêves. Seuls la l’habile lumière et le jeu des comédiens permettent de les percevoir sans rajouter quoi que ce soit qui deviendrait un poids. Parfois nous sommes dans du cliché avec la voix de Jeanne et de Samuel mais ces petits écarts sont excusables et rajoutent parfois même de la douceur à la pièce.

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Il me tient à coeur d’aborder un autre sujet vis-à-vis de La Librairie. Le sujet développé par l’auteure est pertinent dans une société qui cherche à se cacher pour se protéger. A mon humble avis, avoir le courage de dévoiler ses sentiments est du même ordre qu’affirmer ouvertement ses pensées ; ne pas laisser partir une des moitiés de sa vie peut être aussi le symbole de la force d’affronter les dangers d’un engagement, les conséquences d’une décision. Avec une grande poésie, le texte fait écho en moi et réveille la force de conviction qui parfois se perd (par certaines pressions sociales ?).

Par un beau texte donc, une dynamique de jeu juste et une lumière efficace qui nous plonge dans les souvenirs de l’automne ou des ambiances tamisées des fins de journées, les enfants découvrent une histoire douce pouvant néanmoins offrir des clefs pour l’avenir : sur l’importance de la communication, des idées et de l’amour.

Aimer c’est partager. Chocolats, livres, mots, gestes, passions … tout est richesse. 

La Librairie 

de Marie-Josée Bastien

à la Maison Théâtre du 21 novembre au 1er Décembre 2012.

informations sur : http://www.maisontheatre.com/

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