L’invisible deviendra t-il visible?

Un petit mot, une simple attention mais qui me tient à cœur.

Montréal plonge complètement dans le spectacle vivant en ce début de l’été, nous sommes chanceux de parcourir les salles à droite à gauche et de se plonger au cœur d’un propos artistique. Montréal baigne aussi dans la culture tout au long de l’année et les occasions ont été nombreuses de voir de magnifiques spectacles.

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Ennemi Public, Théâtre d’Aujourd’hui 2015. Crédit : Valérie Remise

 

La presse se délecte de nous offrir son analyse, son point de vue, son humeur du moment et nous, lecteurs – spectateurs, nous buvons leurs paroles… L’œil d’un critique est toujours pertinente, qu’on soit en accord ou non avec son point de vue. Le travail de la presse fait partie du jeu et nous nourri, nous artistes, nous spectateurs, nous curieux … Pourtant, j’aurais aimé ne pas ressentir  l’absence fréquente d’analyse de la lumière. Vous savez, celle qu’on voit sans la voir. Cet art si important au théâtre qui est oublié de tous. Pour la défense du spectateur, une belle lumière est celle qu’on ne remarque pas, qui met en valeur les êtres sur scène. La lumière nous transmet des émotions sans qu’on ne sache comment. Ne vous êtes – vous jamais demandé : « j’ai ressenti un malaise mais je ne sais pas trop pourquoi ? « … peut – être à cause des éclairages, et de l’ambiance qu’elle crée. Les concepteurs derrière toutes ces lampes (in)visibles ont le droit à tout autant de respect et d’applaudissements que le metteur en scène, les comédiens, le concepteurs de costumes, le concepteur sonore, le régisseur, les petites mains … La lumière a le droit d’être considérée au même titre que les autres et j’ai le sentiment qu’elle est trop souvent oublié. « Preuve à l’appui » : applaudir la mise en scène de Réal Bossé pour Plywood, c’est oublier le travail de Mathieu Marcil et donc la moitié du travail. Aurions – nous eu les mêmes frissons lors de l’avancée des jeunes comédiens avec leur énormes planches de bois sans la montée lumineuse ? On félicite le formidable travail, et avec raison, de Ludovic Bonnier, parce qu’il participe tout autant à la charge émotive de la pièce mais n’oublions pas les autres concepteurs … même si le metteur en scène lui – même oublie de les citer …

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Plywood, Espace Libre 2016. Crédit : Catherine Asselin – Boulanger

 

Juste un petit exemple, une petite pensée pour ceux qui ont été trop souvent oubliés dans la critique je trouve. Repensons à quelques spectacles qui nous ont sûrement marqués cette année : Macbeth à l’Usine C, Révolution à Laval à l’Espace Go, Guerre et Paix au Théâtre d’Aujourd’hui, Plywood à l’Espace Libre … Et bien, peut – être pourrions – nous repenser aux images qui nous touchent et féliciter aussi le travail des personnes de l’ombre …

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Révolution à Laval, Espace Go. Crédit : Claude Gagnon
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