Journal, moment de larmes …

J’essais de tenir promesse : journal de création, partage d’émotions.

Commençons le travail à la base. Pourquoi le bio existe ? Quel est le principal problème ? Dans ce que je pouvais entendre, le nom de MONSANTO revenait très fréquemment. Lorsque j’en parlais autour de moi, j’ai pu remarquer que certaines personnes ne savaient pas ce que signifiait ce terme. Et moi ? Est-ce que je savais réellement?

Pour moi O.G.M (Organisme Génétiquement Modifié) ne présumait rien de bon. On joue avec la nature en transformant l’identité génétique d’une plante afin de lui offrir des caractéristiques particulières. Mouais … je le sens pas le truc. Savez-vous  quelle est la particularité choisi par Monsanto ? Etre résistante à un produit qu’on appelle le Glyphosate.

Pour Monsanto, l’utilisation du glyphosate est exceptionnel car il détruit toutes les plantes qui sont aspergées. Alors la solution est simple : on transforme génétiquement une espèce afin qu’elle soit tolérante au glyphosate. Ainsi, en aspergeant son champs de ce produit « miraculeux », toutes les mauvaises plantes disparaissent et notre plante chérie reste intacte ! OUAH OUAH OUAH. Sur le principe c’est réellement extraordinaire et je suis sincère. Mais même sans être un grand savant … TOUT EST DETRUIT PAR CONTACT AU GLYPHOSATE… Ca vous donne pas un peu la chair de poule? Ca vous inquiète pas ? Moi oui. Alors cherchons si le glyphosate est un produit dangereux.

Une des premières choses qui m’a sautée aux yeux lorsque j’ai cherché ce qu’était le glyphosate provient du site de l’INRS

glyphosate-inrs

Comme vous pouvez le lire, ce n’est pas très attrayant. J’imagine que la plante « magique », génétiquement modifiée, que je mange a du s’imprégner de ce produit. Mais nous, nous ne sommes pas génétiquement modifiés. Est-ce qu’on doit craindre des conséquences sur notre organisme ?

D’après Monsanto, « études » à l’appui, il n’y a aucun danger à manger des produits qui sont génétiquement modifiés et aucun danger d’être exposé au glyphosate. Je vous trouverai des citations, les études promis .Mais sachez que ces études sont très critiquées : des preuves de l’effet nocif de ce produit son publiés. Bien entendu, ces preuves sont niées par Monsanto qui parle d’accusations sans fonds, sans arguments légitime. Mais toutes ces grandes firmes ne peuvent que renier les faits puisqu’accepter la véracité la nocivité du roundup et des produits O.G.M reviendrait à faire perdre des milliards de dollars à l’entreprise. Il me semble que peu de monde arrive néanmoins à aller au bout des choses. Des études sont publiées et pourtant Monsanto est encore là à gagner ses procès tout en déversant son glyphosate … Ne pourrait-on pas penser que Monsanto arrive à soit acheter le silence des gens soit imposer une telle pression sur les accusateurs qu’ils n’osent pas aller plus loin ? Monsanto étant une grosse firme brassant des millions de dollars, acheter le silence ne lui coûte rien mais éviter un scandale leur permet de ne pas perdre tous ces millions. Ca, ça va être mes deux prochaines lectures : Le monde Selon Monsanto de M.M Robin et La Fabrique du Mensonge de Stéphane Foucart. Mais j’ai de forts doutes sur cette situation.

Ce qui me fait douter sur la véracité des propos de Monsanto c’est l’attitude qu’ils ont en général. Le principe de cultiver des plantes O.G.M c’est d’acheter les semences Monsanto, acheter le Roundup Monsanto et de ramasser ses profits MAIS , les agriculteurs n’ont pas le droit de réutiliser les semences. Parce qu’elle sont brevetées. Ils sont obligés d’en racheter l’année suivante à Monsanto… Donc, les semences qui coûtent chers + les herbicides qui coûtent chers , ça ramène un max d’argent à l’industrie. Alors pourquoi les agriculteurs ont accepté me direz-vous? Et bien, parce qu’avant de se rendre compte de tout ça, la firme industrielle leur a expliquer que cultiver avec les semences Monsanto cest très facile, avec une meilleure rentabilité et plus de vacances. Et oui. On plante, on arrose une ou deux fois, on part en vacances histoire de laisser les plantes pousser et hop!! Top de rentabilité.

Monsanto vend donc des semences aux agriculteurs et éduquent ces derniers de la mauvaise façon puisque la firme pousse à la mono-culture. Pour une plus grande facilité de travail. Mais la mono-culture est tout sauf bonne pour l’environnement. Ce point sera développer dans on prochain article promis parce que … ouah y’en a des choses à dire ! Mais je voudrais vous mettre des extraits d’un article de Rue89 afin de citer d’autres problèmes que provoque l’utilisation de Roundup et de plantes O.G.M.

 

Problèmes environnementaux – Augmentation des traitements

Il se pose certains problèmes environnementaux avec la culture des OGM. En effet, comme les variétés de plantes « Round-Up Ready », donc résistantes comme nous l’avons vu au Round-Up, ne subissent pas les dégâts de l’herbicide, l’agriculteur fait en général moins attention à la dose d’herbicide qu’il va épandre. Il va préférer en mettre plus pour être sûr, étant donné que sa culture sera de toute façon épargnée. Nous avons ainsi dans les gigantesques cultures aux États-Unis par exemple, des agriculteurs qui épandent des pesticides en avion, arrosant toute la surface de pesticides. La consommation de Round-Up aux États-Unis et au Canada a très fortement augmenté depuis la mise sur le marché des variétés transgéniques, faisant le bonheur de Monsanto qui vend à la fois les semences OGM et l’herbicide qui va avec.

Plantes à valeurs nutritives modifiées

Certaines plantes ont été conçues pour apporter des qualités nutritives qu’elles n’ont pas naturellement. C’est le cas du riz doré qui a été modifié pour produire de la vitamine A. On l’appelle riz doré à cause de la béta-carotène qui rend sa couleur jaune-orangée. Le problème ici est de savoir si la plante en question produit toujours et si oui, dans quelles quantités, les substances nutritives qu’elle produisait normalement (vitamine E, chlorophylle, acide gibbérellique).

Développement de maladies ou d’insectes résistants

En ne produisant que des plantes résistantes à certains insectes ou maladies, ces derniers vont s’adapter. L’immense majorité sera tuée mais une certaine partie des insectes naturellement résistants au pesticide vont proliférer et prendre le dessus. Cette minorité d’insectes parmi l’espèce deviendra alors la majorité, modifiant ainsi l’espèce de manière non naturelle. C’est le cas par exemple du maïs MON810, du coton BT qui ne résiste plus au papillon ravageur pour lequel il avait été conçu, du coup les paysans sont obligés d’utiliser des quantités de plus en plus élevées de pesticides pour lutter contre les insectes résistants. Il y a même d’autres insectes qui ravagent à présent les cultures de coton constate un scientifique plutôt pro OGM, le Dr Kranthi.

Un gain de rendement pourtant très faible


Le principal argument des défenseurs d’OGM est de prétendre faire beaucoup plus de rendement avec leurs semences OGM et de pouvoir ainsi nourrir ceux qui meurent de faim. Or des scientifiques et experts en ont conclu autrement. « Jusqu’ici les performances des cultures génétiquement modifiées pour accroître le rendement sont modestes et ce malgré les efforts considérables mis en œuvre » [depuis vingt ans], conclut le groupe indépendant américain de recherche UCS (Union of Concerned Scientists). « Aucune culture transgénique n’a permis un accroissement réel du rendement et seul le maïs Bt a montré dans une certaine mesure de plus grands rendements d’exploitation » affirme Doug Gurian-Sherman principal auteur de l’étude de l’UCS. Selon les rapports, les gains du maïs BT, par exemple, ne sont que de 3 à 4% ! Le fait que les cultures ont un meilleur rendement est plus dû aux techniques de cultures qui ont beaucoup évoluées ces vingt dernières années.

Pollution génétique des animaux

De la même manière, si un saumon transgénique faisant 5 à 6 fois la taille normale est libéré dans la nature, il y aurait des conséquences non négligeables pour l’environnement. Il s’attaquera à des poissons plus gros, il mangera les poissons avec lesquels il aurait cohabité, il s’accouplera plus que les poissons sauvages (car les femelles préfèrent les mâles plus gros…), etc. Très vite il n’y aurait plus que des gros saumons car ils prendraient la place des autres. Nous avons un petit aperçu de ce que peut donner l’introduction d’une espèce étrangère dans un écosystème avec le Cauchemar de Darwin, par exemple, où la Perche du Nil (espèce non OGM) a tout ravagé.
De penser pouvoir tout contrôler comme l’affirment les grands groupes est impossible. Il n’est pas exceptionnel que des milliers de poissons d’élevage s’échappent accidentellement dans la nature (lors d’un gros orage par exemple), il en sera bien sûr de même avec les poissons génétiquement modifiés. Prétendre, comme le fond les multinationales, de stériliser les millions de poissons qu’ils créent parait utopique.

Pollution génétique des plantes

Il se pose le problème de la contamination génétique des plantes. En effet le pollen ou les graines des OGM vont contaminer les autres plantes aux alentours par le vent, les insectes, les oiseaux, etc. Les cultures bio peuvent ainsi être contaminées et perdre leur label et devront être vendues à leur tour comme OGM. Ceci est une menace à la biodiversité de la planète. La plante génétiquement modifiée, qui est plus forte, prendra le dessus sur les espèces naturelles ancestrales et le risque est de voir disparaître des variétés uniques par des croisements aléatoires avec des plantes artificielles. « D’un point de vue environnemental, les OGM participent à l’appauvrissement de la biodiversité et sont le reflet d’une agriculture industrielle » affirme la Confédération Paysanne.

L’impact sur la santé

Nombreux sont ceux qui affirment que les OGM sont sans danger pour la santé. Les Etats-Unis et le Canada en consomment en effet depuis les années 1996. Il est en revanche totalement impossible de savoir si les OGM ont des effets négatifs sur la santé car le terme « organisme génétiquement modifié » n’apparait sur aucun emballage d’aliment. Il est donc impossible pour un médecin d’établir le lien de cause à effet d’un OGM. Des millions de personnes en consomment quotidiennement sans le savoir ! Cette vaste expérimentation sur l’homme n’en est même pas réellement une, car il n’existe pas de groupe « témoin » ne mangeant pas d’OGM mais vivant dans les mêmes conditions, afin de pouvoir déterminer si les OGM ont des effets sur la santé. Comme c’est quelque chose de relativement nouveau, nous sommes en mesure de nous demander s’il n’y aura pas également des conséquences sur le long terme, dans 20 ou 30 ans.

Quelques exemples d’études (indépendantes) déjà réalisées

Terje Traavic, biologiste moléculaire de l’Institut d’écologie génétique, affirme qu’ « un des risques majeurs est que 95% des scientifiques travaillent pour l’industrie et que 5% seulement sont vraiment indépendants« .
En 2007, une étude menée pendant 3 mois par le CRIIGEN (Comité de Recherche et d’Information Indépendante sur le Génie Génétique) révèle 60 différences significatives entre les rats qui ont consommé du maïs génétiquement modifié (NK603, maïs conçu par Monsanto pour résister au Round-Up) et les rats du groupe témoin. Les différences affectent les reins, le cerveau, le cœur, le foie et le poids des animaux. Ces constats « pourraient être des signes avant-coureurs de toxicité » affirme Greenpeace. [4] Le CRIIGEN a analysé le dossier de demande d’autorisation de ce maïs de Monsanto et conclut que de nouvelles études doivent être faites.
Une autre étude réalisée pendant 3 mois sur des rats en 2007, concernant un autre maïs transgénique de Monsanto (MON863), montre que les rongeurs présentent eux aussi des signes de toxicité au niveau du foie et des reins. [4] En 2008, l’Université de Vienne en Autriche a démontré que la 3ème génération de souris nourrie avec du maïs GM de Monsanto (NK603 x MON810) avaient plus de difficultés pour se reproduire. De plus, le nombre et le poids des petits étaient plus faibles.
Le CRIIGEN a publié fin 2009 une étude sur trois OGM : le MON810, le MON863 et le NK603. Voici que le CRIIGEN affirme dans un communiqué de presse : « pour la première fois au monde, les tests confidentiels de Monsanto qui ont permis les autorisations internationales de trois OGM commercialisés ont été contre-expertisés par des chercheurs du CRIIGEN, de l’Université de Caen et Rouen. Ces OGM produisent des insecticides (MON810, MON863) ou absorbent le désherbant Roundup (NK603) » et rajoute « cette publication internationale montre des effets particuliers liés à la consommation de chaque OGM, différents selon le sexe et la dose. Ils sont associés aux foies et aux reins, les principaux organes réagissant lors d’une intoxication alimentaire chimique. D’autres effets touchent le cœur, les surrénales, la rate et les globules sanguins.[…] Des tests aussi courts et avec si peu d’animaux étudiés par groupe ne peuvent pas apporter des preuves finales de toxicité ou d’innocuité, ils sont cependant assez inquiétants pour réclamer que des études soient refaites sur une durée plus longue, sur plusieurs espèces et générations avec un nombre d’individus garantissant une puissance suffisante des tests statistiques ».

Je suis complètement perdue face à toutes ces informations. Je vais essayer de faire un peu le tri. Mais en attendant, faites-vous plaisir et découvrez une belle émission qui a bercé mon enfance et qui là nous explique intelligemment ce qu’est l’agriculture biologique : Merci C’est pas Sorcier !

 

 

 

 

Publicités

2 commentaires

  1. Un truc dont il n’est pas fait mention: si le glyphosate est toxique pour les organismes aquatique, ne devrait-on pas se soucier aussi de l’infiltration des eaux de pluie transitant par les champs aspergés au Roundup dans la nappe phréatique?

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s