Les certifications biologiques

La semaine dernière j’ai eu une merveilleuse rencontre auprès de Jorge Fontecilla, le directeur de Québec Vrai.

Québec Vrai , ça ne vous dit peut-être rien. Cela ne me surprendrait pas . A dire vrai, j’avais déjà vu le logo de cette entreprise mais jamais je ne m’étais penchée dessus. Un matin, en mangeant mon bol de céréales, la tête dans les nuages comme tout le monde, j’analysais ma bouteille de lait (vous savez, le geste de lire ce qui est devant nous parce qu’on pense à rien et qu’on se reveille tranquillement). Et là Je lis « certifié OECQV ». . Mouais…. C’est quoi ça ? Pourquoi ce n’est pas certifié ECOCERT ?

Au final, après une simple recherche google je tombe sur le site de Québec Vrai. Un autre organisme de certification biologique (Ecocert n’est pas le seul dis donc . En réalité ils sont pas mal nombreux). Je me devais de les rencontrer pour savoir le fonctionnement de la certification.

quebecvrai

Jorge Fontecilla a été très accueillant et très ouvert. J’ai été un peu dérouté puisque je m’attendais à recevoir un cahier de doléances face aux difficultés que l’entreprise rencontre, leur combat pour que l’agriculture bio puisse avancer correctement … Et non. Des ondes très positives étaient présentes dans le bureau et je suis sortie plutôt remplie d’espoir que les larmes aux yeux.

En suivant le cahier des charges, Québec Vrai comme d’autres organismes de certifications canadiens, va chez les agriculteurs, éleveurs ,etc, et analyse dans les moindres détails le lieu de production afin de donner chaque année la certification bio. Ce cahier est très chargé. On trouve la liste des produits autorisés (en majorité des choses naturelles et pas de produits chimiques), les personnes concernées, les techniques, les normes d’affichages … Le cahier des charges est un travail d’équipe avec les personnes du milieu, les certificateurs, et Le Conseil des Appellations Réservées et des Termes Valorisants (CARTV) qui chapeautent tout ça.

Le  CARTV a été mis sur pied par le gouvernement du Québec le 6 novembre 2006, en vue de l’application de la Loi sur les appellations réservées et les termes valorisants, le biologique donc. Il a pour mission :

  1. Accréditer comme organismes de certification, des organismes qui satisfont au référentiel les concernant  ;
  2. Conseiller le ministre sur la reconnaissance d’appellations réservées  ;
  3. Surveiller l’utilisation des appellations réservées reconnues.

Donc Québec Vrai contrôle mais est aussi contrôlé afin de suivre les règles. Le gouvernement, en quelque sorte, donne les grands lignes directrices. J’ai eu la confirmation que les agriculteurs sont pris en compte dans toute cette chaine et pour le moment je n’ai pas d’avis contraires de leur part. A voir dans la suite des épisodes.

La certification biologique est un gros travail pour tous. Les certifiés et les certificateurs. C’est un gros coût chaque année pour les artisans puisque nous parlons d’un 1500$ en moyenne à débourser pour avoir cette accréditation. Ce prix est justifié par le gros travail des certificateurs mais nous ne pouvons pas négliger ceci dans les dépenses générales d’une ferme. Ce que je trouve dommage c’est que l’Etat n’aide pas ces agriculteurs un peu plus avec des subventions par exemple. En me rappelant tous les reportages vus ces dernières semaines, je ne suis pas étonnée non plus puisque Monsanto a réussi à infiltrer toutes les filières, même celle du gouvernement. Cette entreprise est partout alors il est certain que Monsanto ne permettra pas réellement l’aide financière de l’agriculture bio par le gouvernement.

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Par contre, nous, consommateurs, nous avons du pouvoir encore. Oui oui. C’est ce côté positif là dont je vous parlais tout à l’heure (oui l’article est long je le sais). En effet, à force de consommer bio , de râler, de répondre aux sondages du gouvernement … les politiciens ne peuvent pas fermer les yeux face à la montée du nombre de consommateurs de bio.Ils savent que leur poids est de plus en plus important. C’est pourquoi le gouvernement rentre dans le jeux et développe aussi cette branche. A force de demander l’étiquetage des O.G.M, il est possible de l’avoir. Notre comportement a un impact considérable même si nous ne nous en rendons pas compte. Si aujourd’hui tout le monde arrêtait de consommer des produits contenant des O.G.M, le monopole de Monsanto et celui de toutes ces autres firmes cesserait assez rapidement. Chaque geste compte réellement je vous l’assure. Même après tout ce que je peux entendre, lire, regarder sur le monopole de ces connards finis, et la perversion de l’argent, même chez nos politiciens, je sais que le pouvoir est entre nos mains. Nous pouvons choisir de renverser la balance et je pense que notre gentil directeur de Québec Vrai est d’accord avec moi. Mais renverser la balance c’est aussi faire un peu d’effort. Manger bio c’est aussi agir pour l’environnement. Mais si nous n’arrêtons pas de surconsommer nous ne changerons rien. Si nous continuons de changer de réfrigérateur tous les 2 ans parce que le nôtre n’est plus high-tech, si nous n’arrêtons pas de consommer des litres et des litres d’essence dans notre gros char (vous savez le pickup qui n’est peut-être pas toujours utile en ville), si nous continuons d’acheter des vêtements et que nous les portons 2 fois avant de les jeter, alors rien ne cessera. Manger bio est une question de santé mais aussi une question d’humanité. Cela s’accompagne de petits gestes. Essayer de réduire les distances de nos aliments en consommant le plus local possible, essayer nous de plus utiliser nos pieds, les transports en commun, le vélo, réfléchir à la nécessité de changer de cellulaire (dixit la fille qui les perd ou les casse) … Je ne veux pas faire de leçon de morale, je m’inclus aussi là-dedans.

Nous devons nous rendre compte de l’impact que nous pouvons avoir sur le gouvernement juste en changeant quelques habitudes. Ce n’est pas un gros effort mais juste une prise de conscience.

C’est un peu cela qui ressort de ma rencontre avec Québec Vrai. Le nombre d’agriculteurs et fermiers bio est croissant. La demande augmente. Les besoins grandissent dans cette catégorie. La relève est là et cherche à être la plus impliquée possible dans ce combat. Prenons en compte cette avancée et essayons de trouver quelles sont les solutions ensemble pour manger plus local et plus sainement. Québec Vrai ne disparaîtra pas puisque la demande est présente. Mais elle travaille durement en ce moment parce que les conditions ne sont pas encore les meilleures. Si l’agriculture biologique devient la norme, ne pourrait-on pas penser à plus d’emplois (car plus de certificateurs) mais aussi de meilleures conditions de vie pour eux ?

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Juste comme ça, voici quelques solutions que je teste d’ici quelques semaines :

  • les paniers bio d’Equiterre, je commence chez les Bio Locaux le 22 novembre et j’ai hâte
  • NousRire : un groupe d’achat qui permet de faire une grosse commande vraiment moins chère au final. Ma commande est faite, je vais la chercher le 3 décembre !!
  • Regardez les fermes proche de votre ville : pour ma part j’ai eu un coup de cœur pour La Ferme de la Vallée Verte  dont je vais vous parler bientôt ou encore La ferme du Crépuscule. (dont j’espère vous parler prochainement)

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